« Arkuiris »

Issu du portugais, ce terme signifie « arc-en-ciel » en tétum, la langue vernaculaire de Timor-Est. Symbole de simplicité et de renouveau, mais aussi de la faculté de décomposer la complexité du visible, il traduit l’esprit des deux collections de cette toute jeune maison d’édition : « essais / recherches» et «romans »

Le terme «Arkuiris», issu du portugais, signifie «arc-en-ciel» en tétum, la langue vernaculaire de Timor-Est.

Le terme «Arkuiris», issu du portugais, signifie «arc-en-ciel» en tétum, la langue vernaculaire de Timor-Est.

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Par LaureB

L'avenir ne sera plus ce qu'il était, Yann Quero

La subtilité du réchauffement climatique

L'avenir ne sera plus ce qu'il étaitLe réchauffement climatique est souvent abordé avec lourdeur ou drame par la littérature de SF. A contrepied de cette approche, "L'avenir ne sera plus ce qu'il était" nous plonge dans un univers tout à fait étonnant, en croisant plusieurs registres détonants.

On se trouve un peu au croisement de "Rencontre du troisième type" (l'auteur joue d'ailleurs beaucoup avec la filmographie de Spielberg), de "Mars attaque" et de "Le jour d'après". Prenant le ton d'une fausse légèreté et même d'un humour deuxième degré souvent cinglant, le roman nous fait suivre une ado qui, de sale gamine horripilante, parvient à s'élever au statut d'héroïne à part entière, y compris face à son petit-ami extraterrestre, pourtant plus flambant d'aisance liée à ses siècles de vécu. C'est d'ailleurs sans doute un des grands mérite de ce roman (contrairement à trop de textes de SF) que d'être capable de façonner de vrais personnages, avec une personnalité à part entière, y compris dans leur faiblesse ou leur dérision.

Ce jeu sur et avec l'humour l'amène aussi à pasticher la SF de série B, mais en allant bien au-delà, notamment en évoquant une diversité de sociétés ET et des modes de pensées non-humains.

Une parodie ? Pas vraiment, plutôt un récit qui pourrait se situer entre la sophistication d’un Brian Aldiss et l’exploitation tous azimuts d’un thème de série B.

Mais qu'on ne s'y trompe pas, derrière cette façade de parodie se dissimule un réel souci de l'avenir, comme Yann Quero avait déjà su le montrer dans son deuxième roman: "Le procès de l'Homme blanc". C'est donc un grand roman, qui s'adresse peut-être autant aux extraterrestres (s'ils nous écoutent!) qu'aux humains...

LaureB. (Source : Sens critique - 15 mai 2011)

 
 
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